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LCD is playing in my heart !!!

LCD is knocking at my door !!!

LCD is my Band !!!

James Murphy’s my friend !!!

Wouf.

Je m’en remets à peine !

J’ai rêvé, les yeux ouverts, les écoutilles en dirigeable, braquées sur l’écouteur délicat qui m’offrait sa sève brulante d’ondes sonores ondulées dédiées à la fièvre confinée, que j’étais, hummm oui j’étais, batteur de James Murphy.

Ce n’est pas nouveau.

Depuis que je les connais, les LCD Soundsystem, je m’imagine jouisseur, baguettes à la main, en plein rut live, à faire vibrer les peaux, ou bien les cloches, je m’en fous, même un shaker, un petit chœur, que sais-je…

Je deviendrais cintré, désaxé, timbré jusqu’à la moelle, un barjo en virée sur les planches infernales. J’oublierais vos noms, vos prénoms, les verbiages inclassables, je serais l’animal fougueux qui sert au monde sa messe tant espérée, la furie de la danse enflammée, celle qui rompt les corps des esprits mouvementés.

Planqué derrière un ours, un monument branlant qui, sous son air patibulaire, enlace une foule et la rend folle, à s’épuiser de danse, de refrains répétés et encore répétés, et encore répétés, avec cette virtuosité de l’enchaînement des boucles évolutives, qui s’additionnent et se gomment à l’infini. Qui peut résister à LCD en live ?

J’en rêve mais bon sang j’en rêve et j’en rêve encore.

Ils me rendent dingue.

Comment ne pas chalouper, perdre ses repères, attraper le vertige, devenir extatique ?

James ? Ce mec est inclassable, ce mec est un jouisseur pathologique rivé à la scène. Dès qu’il la quitte son sang bouillonne, il faut y revenir, il doit revenir ! Et moi de le servir de toute mon âme, au firmament.

Jean-Christoph Baudouin