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Sauver le monde - SURVI
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— APEROFONIOᚏ JOUR 22

Sauver le monde

By 7 avril 2020 No Comments

Il est 18:00. Normalement, c’est un peu l’heure de l’apéro. Et bien maintenant, c’est aussi l’heure de l’apéro !!!

Et ouais les gars, et l’apéro la tête haute, l’âme bien apaisée, et la légion d’honneur qui arrive en colissimo dès demain, ou jusqu’à samedi, entre 8 heures du matin et 10 heures du soir.

Parce que oui, aujourd’hui mes amis, j’ai sauvé la nation, j’ai remis sur les rails de la logique ce monde qui, il faut bien l’avouer, se barrait quand même un peu en couilles ces dernières semaines. Je n’ai pas hésité une seconde devant les dangers encourus par ma prise de position radicale, j’ai couru le menton bien droit à la rencontre des débâcles de cette société, bien décidé à en découdre.

“Mais qu’as-tu donc fait, intrépide Fonio, preux chevalier des temps modernes?”, me demandez-vous, pauvres sujets.

Et bien je suis allé faire un tour en vélo. Oui.

Pour replacer dans le contexte :

Ce matin, dès l’aube, j’enfourchai mon fidèle destrier afin de mener une croisade pour le compte du seigneur.

Cette mission consistait à aller récupérer un grand cabas contenant moultes victuailles auprès d’une boulangerie des Batignolles (c’est dans le 17e arrondissement de Paris, pour les gueux).

Après avoir récupéré ma cargaison, je me mis prestement en chemin vers un refuge accueillant de jeunes mendiants n’ayant point encore atteint l’âge adulte. Ces manants et leurs encadrants comptaient désespérément sur mes provisions pour pouvoir se sustanter les jours à venir.

Arrivant à l’orée de leur humble domaine, non loin du cours d’eau, je mis pied à terre et parquai ma monture.

Alors que je m’avançais le long du chemin qui menait à l’auguste bâtisse, l’une de leurs servantes vint à ma rencontre.

“Est-ce bien vous chevalier Fonio qui venez nous extraire de notre miséricorde, ainsi que les écrits le content?”

Sans dire mot (il faut avoir l’air mystérieux, ça fait kiffer les meufs depuis des siècles, j’ai vu ça dans Highlander), je lui tendis mon panier de victuailles, toutes plus rutilantes les unes que les autres, puis lui demandai humblement de frapper mon parchemin du sceau de leur confrérie. Elle s’exécuta la main tremblante d’admiration, puis je me retournai dans un effet digne des grands sorciers de ce monde.

C’est l’âme légère que je rentrai auprès des miens, le sentiment d’avoir une fois de plus évité aux plus démunis de trépasser dans la pénombre.

En vrai, j’ai apporté de la bouffe à une asso, et c’était trop cool parce que j’ai eu le droit de faire beaucoup de vélo, et franchement c’est pas de refus ces derniers temps.

Donc faites comme moi, inscrivez-vous à des assos qui se mobilisent pour rendre cette drôle de situation plus acceptable pour tous (allez donc une fois de plus voir sur ce lien), et aidez les gens en vous aidant vous-même.

Damoiselles, Damoiseaux, à Dieu

Clément Fonio