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Cœur (d') Interne - SURVI
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— SEXITᚏ JOUR 44

Cœur (d’) Interne

By 29 avril 2020 No Comments

Mikaëlla, banquière de 32 ans est confinée avec son mari M. et leurs trois enfants. Guérie du Covid-19, elle a retrouvé le goût et l’odorat et se découvre en manque de sexe et de ses amant.e.s. 

Épisode 4

Elle est Interne sur le pont depuis un mois. Elle ressemble à Grace Kelly. Je la connais depuis qu’elle a dix-sept ans. Je suis la première fille avec qui elle a osé. Maintenant, je suis mariée. Elle est avec une fille et voit des mecs sur Tinder. On habite dans une ville différente. Elle fait pousser ses propres champignons. Elle adore être high. Et moi avec elle. On se rejoint dans des chalets pas loin de la ville où elle habite. On part en écoutant des tubes disco-queer des nineties.

Je crois que c’est l’écriture régulière pour SURVI. depuis le confinement qui fait remonter plein de ces visions. Le week-end dernier, c’est L. Elle m’a submergée. Je l’ai appelée.

– Salut darling

– Salut

– Ça va ?

– Oui. Je suis crevée et en plus, je me fais chier

– Hein ?

– Tous les malades ont la même chose : problèmes respiratoires, réa et puis y’en a plein qui y passent. Putain j’ai pas fait ce boulot pour être à l’usine. J’aime bien quand ça change. Quand il faut chercher et comprendre.

– Ah ! Mais elle est bizarre cette maladie quand même, non ? Tous les effets bizarres, maladie de Kawasaki chez les enfants, Syndrome Guillain-Barré…

– Ouais, mais c’est rien en pourcentage. J’ai pas vu un de ces cas. Sinon ça va, toi ?

– Oui je pense à toi.

– Moi aussi. Faut que j’y aille

– Oui, prends soin…

Biiip biiiip biiiip

Évidemment, quand j’ai raccroché, ça m’a choqué. Mais qu’attendre d’elle ? Elle est comme ça. Elle a le droit d’être dure ? Violée à 22 ans par un mec qu’elle a ramené chez elle, cancer (guérie). Je sais pas. Elle est comme ça. Elle a pas choisi médecine par hasard. Ça m’a aussi rendu triste pour la médecine occidentale si compartimentée.

Mais en amour (et avec un peu de drogue) le cœur de docteur s’effondre.

Je me dis que si je pense à elle, et que je jouis, peut-être qu’elle sentira une onde la traverser à distance comme une musique intérieure qui viendra la soulever. De toute façon, je ne peux pas vraiment faire autre chose.

Alors je sors le soir avec un casque et notre musique. NOTRE musique. Je cours. Je re-visite des lieux de notre amour quand elle habitait encore là. La nuit tombe vite. J’ai plusieurs attestations avec différentes adresses et différents horaires de sortie. À chaque endroit de mémoire, je me mets à l’écart. Au premier endroit, une église slave, je me pose contre un mur et je souffle. Je garde les yeux ouverts mais tout mon intérieur est dirigé vers L. Je suis en sueur. Ma peau est vive. Elle est si vive que mes mains semblent déposer de l’électricité là où elles passent. Quelqu’un arrive, je repars. Les rues vides devant moi deviennent ses jambes vues depuis ses chevilles, quand je suis accroupie à ses pieds, elle contre le mur sur le dos et je lui souffle sur les mollets vers le haut. Je la tiens par les chevilles comme si j’étais tractée par son immense force de vie, nous déplaçant ensemble de centimètre en centimètre vers le haut. Je regarde vers le haut et je vois, en haut des cuisses, sa chatte toute blonde. Je cours toujours, les rues redeviennent des rues. En haut de la rue, la piscine et la cabine où on s’est beaucoup rencontrées. Celle où je suis à ses pieds et je regarde vers le haut. Elle porte un demi-maillot de bain qui lui cache ses seins. C’est le matin. Pas grand monde à la piscine. On s’est baignées. Les scolaires arrivent dans dix minutes. Je repars et je continue de penser à la petite cabine. C’était comme notre cabane. Je suis toujours à ses pieds, mes mains remontent vers ses genoux. Elle s’assoit, pose sa tête contre la fine paroi sous le porte-serviette et commence à respirer fort. La musique dans mon casque est de plus en plus forte et je crois que la chanson accélère, je me revois remonter encore mes mains le long de ses cuisses. J’humecte toutes les surfaces de ses cuisses avec ma bouche. Elle a le goût de chlore et c’est aussi salé, ils doivent mettre un autre produit que le chlore. L. s’affale un peu, m’attrape les cheveux et me tire doucement vers son sexe. Juste après avoir léché une première fois, j’ai envie de la regarder là et voir ses yeux plissés et sa bouche qui semble marmonner une prière. Elle sait que je la regarde, parce que j’ai arrêté de la lécher. Elle me regarde en bas et me sourit tendrement mais colle ma tête contre son sexe pour me dire de continuer. À ce moment de mes pensées, je m’arrête de courir, je ne peux plus. Je me trouve un petit endroit sombre, je m’assois sur un banc et je mets ma main sur mon sexe qui n’est maintenant plus solide. J’ai l’impression que toute la rue est cette cabine à la peinture qui s’écaille et l’air tiède a le goût de L.

Son goût visqueux et sucré tombe sur ma langue qui fait des demi-cercles.  Mon sexe dans son maillot de bain est mouillé par la piscine, mais une autre humidité vient s’ajouter et j’aime bien ressentir ces deux eaux différentes. L. souffle vite, me prend le bras pour le mettre vers son centre. Je mets mon doigt majeur, je sens les battements du cœur à l’intérieur de son vagin. L. jouit tout de suite et perd tout tonus musculaire. Elle repousse ma tête et vient m’embrasser avec ses veines le long du cou qui battent fort encore. Sur le banc, je suis effondrée par la jouissance que mes doigts m’ont donnée et ragaillardie en pensant au Cœur et au sexe de mon interne préférée qui peut-être le temps d’un instant ont respectivement battu fort et ont été mouillés.

Mikaella S.

PS : Si vous vivez une situation similaire, écrivez-moi à survizine@gmail.com qui transmettra. Anonymat garanti.